Bonjour,
 
Vous interressant à tout,
 
voici des documentations ; sur la question du voile islamique. IL symbolise la place de la femme dans l' islam tel que le lit l' islamisme. Une loi contre le port du voile ce n' est pas s' attaquer aux religions.
J' ai été heureux de constater que pour une fois, on pose le problème en termes de droit de l'Homme et non sous une question uniquement religieuse.
 
à imprimer.
 
                                                                                                                  
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La question du voile islamique qui réapparaît dans le débat, inquiète depuis longtemps les féministes. 

Les jeunes filles ou femmes le portent au nom d’une liberté, celle d’exercer leur religion. Le port du voile n’est pas qu’un signe d’appartenance à une religion. Il symbolise la place de la femme dans l’islam tel que le lit l’islamisme.  Cette place est dans l’ombre, la relégation, la soumission à l’homme. Que des femmes le revendiquent ne change rien au sens qui l’affecte. Il n’est plus à prouver que les dominé(e)s sont les plus fervents supporters de leur mise sous tutelle. Il n’est plus sûre oppression que l’auto oppression. Mais les jeunes filles qui s’accrochent à leur voile, ne veulent pas pour autant renoncer aux bienfaits d’un état laïc et officiellement égalitaire.

 

Or c’est là que réside le nœud du problème. La France est une nation qui respecte deux principes : la laïcité, qui suppose la séparation du religieux et du politique, et l’égalité des sexes. Ces principes sont l’aboutissement de longues luttes, qui tout au long de notre histoire, ont tenté de donner le pas à la loi humaine sur la loi divine et de faire triompher la raison sur la foi. Le droit français s’est construit au cours des siècles, depuis les lois fondamentales du Royaume et les parlements, sur la conciliation et l’équilibrage entre des libertés contradictoires. La laïcité suppose un espace public neutre, libre de toute croyance religieuse, où évoluent des citoyens soumis au même traitement,  qui partagent des droits, des devoirs communs et un bien commun, qui les placent au delà des différences discriminantes .

Tant que le port du voile restait dans la sphère de l’intime conviction personnelle, il ne contrevenait pas aux principes qui gouvernent la France. Chacun, chacune est libre en effet de croire en son for intérieur en un dieu, de penser que les femmes seraient des êtres inférieurs, qu’il faut voiler pour éviter aux hommes la tentation, qu’on peut marier de force, lapider si elles sont adultères. C’est cela aussi la liberté de penser.  Afficher ce symbole dans l’espace public, régi par les principes de laïcité et d’égalité des sexes, marque une remise en cause de ces principes. On peut encore autoriser un tel affichage au nom de la liberté d’expression. Mais à condition qu’il ne soit pas l’instrument insidieux d’un prosélytisme intégriste, qui range les femmes en deux camps :  soumises ou putes.  Là où commence la violence sociale, morale ou physique contre les femmes qui ne portent pas le voile, doit s’arrêter la liberté de le porter.

 

Comment en sommes nous arrivés à douter de ce qui fait la structure et la fierté de notre démocratie ? L’affaire du voile est un symptôme, parmi d’autres de la grande confusion qui règne sur les esprits et des régressions à l’œuvre. La régression a lieu sous l’effet conjugué d’un individualisme mal compris, et d’un complexe d’ex-colonisateur.

L’individualisme : le refus crispé de toute norme, qui renvoie à la phobie du moule, conduit à rejeter toute limite, au prétexte qu’elle brimerait La «liberté ».Chacun est « libre » dans notre système libéralo-libertaire. Libre tout seul ? Toutes ces libertés additionnées, ça donne quoi ? La grande chienlit ? Ou la prévalence de la liberté de certains sur les autres ? Ainsi, nous avons eu abondamment droit, nous les féministes, aux brames indignés de la gent publicitaire et médiatique sur les atteintes à la « Liberté d’expression », dès que nous prétendions faire entendre notre son de cloche sur les débordements des représentations sexistes. Ces indignations hypocrites  protégent en fait les intérêts de ceux qui remplissent leurs tiroirs caisses avec ces images. Idem pour  la « liberté » supposée de porter le voile : qui sert elle en réalité ? Un voile peut cacher une barbe…

Mais pas touche à mon « droit à la différence » ! Dans notre société post coloniale, travaillée par une culpabilité mal assumée, la phobie d’être accusé de racisme par « refus de l’autre » conduit à la sacralisation irraisonnée de la différence. Nous vivons ainsi sous la coupe d’une bien-pensance héritée des réflexes de « gauche », dont même la droite est victime. Voilà comment, au nom du respect des coutumes, on nous a fait honte quand nous avons décidé de dénoncer l’excision et de porter devant la justice les cas d’excision. De cet état d’esprit apeuré qui se réfugie dans une tolérance tous azimuts, les islamistes jouent à fond, sans état d’âme.

Le drame est, qu’en réalité, cette bien-pensance là est un véritable racisme, qui ne se voit plus, mais qui survit et se réincarne dans l’antiracisme apparent du « droit à la différence ». Le bigotisme islamiste dont l’équivalent chrétien nous indignerait, c’est « bon pour les maghrébin-es »...

 

Il est vrai en un sens que le voile n’est qu’un épiphénomène : il  n’est que la partie émergée de l’iceberg. L’iceberg, c’est la politique de mainmise des « réseaux d’Allah » sur les populations issues de l’immigration, et en particulier sur les jeunes. Grâce à leurs moyens financiers,  ils offrent soutien scolaire, aide aux familles en difficulté, persuadent les élus que les jeunes islamisés seront moins délinquants…

Ne pas abandonner nos jeunes à un endoctrinement aussi mortifère devrait être considéré comme une priorité, un devoir « sacré » de l’Etat. Mais il laisse faire, justifié d’avance par les idées de respect des différences et de libertés absolues…

 

 

Une loi contre le port du voile

Ronai - Piet - Zoughebi



Nous nous prononçons pour une loi contre le port du voile, dans le cadre de
la protection de l'enfance et des droits des femmes. Il est urgent de
réagir!
Défendre une loi contre le port du voile, ce n'est pas s'attaquer aux
religions !

Contrairement à ce que certains prétendent, accepter le port du voile ce
n'est pas respecter l'Islam mais c'est soutenir une lecture
particulièrement sexiste et intégriste du Coran.
Le voile est un DANGER pour les femmes issues de l'immigration, mais aussi
pour toutes les autres parce qu'il constitue le signe d'une ségrégation. Il
vise à faire intérioriser aux filles et aux femmes qu'elles sont des êtres
humains inférieurs coupables d'inspirer le désir aux hommes.

Dès l'enfance, le port du voile atteint l'intégrité physique des filles,
véhicule une image dégradante de la féminité et met en cause la
constitution même d'une identité féminine.

Il est dangereux pour les filles comme pour les garçons de diaboliser le
corps des femmes. Une telle attitude conduit à supprimer la pensée même du
droit à la liberté sexuelle pour les femmes comme pour les hommes.

Aujourd'hui déjà bien des filles n'ont plus la liberté de s'habiller comme
elles le souhaitent. Si nous laissons cette régression s'installer nous
risquons d'encourager le passage de l'insulte à la violence sexiste.
De plus, rappelons nous que 80% des agressions sexuelles sur des enfants et
des femmes sont commises par des proches dans les familles ou par des
hommes connus des victimes. Le voile ne préserve donc d'aucun danger !

L'expérience douloureuse des femmes de nombreux pays de notre planète
montre qu'il s'agit pour les tenant du voile de barrer la route à toute
volonté d'émancipation pour les femmes.

Interdire le voile constitue le premier pas vers une éducation non sexiste.
Il s'agit d'une mesure de protection de l'enfance.

Nous  refusons des relations entre les garçons et les filles qui ne
fonctionneraient que sur l'interdit, la séparation et non sur le vivre
ensemble.
Un autre monde est possible, un monde de respect et d'égalité entre les
femmes et les hommes, un monde de liberté pour toutes et pour tous. C'est
notre choix !

Ernestine Ronai   Emmanuelle  PIET  Henriette Zoughebi 

 

 

ARTICLE SUR EMMANUELLE PIET 

( BULLETIN DE LA COMMISSION FEMMES D'AMNESTY INTERNATIONAL)

Femme dynamique, la docteure Emmanuelle Piet ne passe pas ina­perçue. Lorsqu'elle s'exprime, c'est sans détour, même si un grand rire vient parfois interrompre ses propos. Pour elle qui avoue n'avoir fait méde­cine que " parce qu'il fallait passer par là pour pouvoir faire ce que je voulais, c'est à dire m'occuper de planification des naissances ", le parcours est réussi. Médecin de PMI depuis vingt-quatre ans, elle est chargée par le Conseil général de la Seine Saint Denis de gérer les cent quinze centres de planification de la contraception que compte le dépar­tement. Planning des naissances mais aussi pilule du lendemain, avor­tement ...un travail varié auquel elle ajoute plusieurs consultations par semaine dans son cabinet.

Mais ses activités ne s'arrêtent pas là. Elle coordonne également diffé­rentes campagnes de prévention, notamment contre les violences sexuelles à l'encontre des enfants " Je m'occupais des femmes, on m'a ensuite collé les enfants... normal !", ajoute-t-elle avec humour, ce qui fa amenée à lutter contre l'excision et les mariages forcés. " Une vraie campagne est aujourd'hui nécessai­re, car il faut rappeler aux profes­sionnels le besoin de faire des signa­lements et aux magistrats du Parquet le devoir de poursuivre, car l'excision est interdite par la loi ! Quant aux mariages forcés de jeu­nes françaises d'origine étrangère, une interdiction de sortie du territoire est toujours possible si on s'y prend à temps. " Aujourd'hui, une nouvelle campagne s'adresse aux jeunes pour prévenir la violence en milieu

scolaire ou dans les cités.

Voilà pour l'aspect profes­sionnel. En tant que militante, Emmanuelle Piet a été présidente du Collectif féministe contre le viol, association qui a beaucoup contribué à faire évoluer la loi sur le sujet. "Après que les femmes aient maîtrisé leur fertilité, on s'est rendu compte qu'il restait à régler le problème du viol. Les violences faites aux filles, ce n'est pourtant pas nouveau ! Ce qui est nou­veau, c'est qu'on en parle plus aujourd'hui. En cela, l'enquête nationale sur le sujet (ENVEFF), qu'avait commandée le gouverne­ment et qui a été publiée en 2000, a permis, au minimum, de faire le point sur la situation en France. Ce qui compte mainte­nant, c'est qu'on s'en occupe, que l'on dise que ces violences ne sont pas normales ! "

Pourtant un sujet la préoccu­pe particulièrement aujourd'hui la recrudescence du port du voile chez les jeunes femmes. " II y a de plus en plus', de 'corbeaux' dans nos salles d'attente ! Celles que j'avais connues jeunes filles en minijupe je les retrouve quel­ques années après voilées ...A mes yeux, le port du voile fait par­tie des violences imposées aux femmes. Or la République ne s'en soucie pas assez. De plus en plus de gens tirent pourtant le signal d'alarme. Mais il faut que ça s'arrête ! On parle de liberté, mais cette liberté s'arrête là où commence la contrainte des autres... "

Moïra Sauvage

 

            ETHIC

Présidente : Sophie de Menthon

 

Proposition de loi rédigé par ETHIC sur la question du port du voile dans l’entreprise. 

ETHIC déplore le fait que cette question centrale ait été fort peu abordée dans le débat actuel, et estime urgent de donner aux patrons qui le souhaitent la liberté d’interdire le voile dans l’encente de leur entreprise, pour les raisons exposées ci-après.    

Texte proposé par ETHIC pour la rédaction d’une proposition de loi visant à permettre aux employeurs d’interdire à leurs salariés le port de tout signe religieux, politique ou philosophique ostentatoire dans l’enceinte de l’entreprise

 Article unique

 « Nul ne peut se prévaloir de ses convictions religieuses, politiques ou philosophiques, ou des impératifs de sa pratique pour faire obstacle aux règlements imposés par un employeur en vue de favoriser l’égalité des sexes et l’égal accès des hommes et des femmes à toutes les fonctions de l’entreprise. En conséquence, tout employeur peut interdire à ses salariés le port d’un signe dont le caractère ostentatoire serait de nature à nuire à la promotion de l’égalité des sexes dans l’enceinte de son entreprise. »

            Exposé des motifs  

La poursuite de l’égal accès des hommes et des femmes à toutes les fonctions économiques et sociales trouve son fondement dans l’article 3 du Préambule de la Constitution de 1946, visé par la Constitution de 1958 : « La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme »  

Cette garantie constitutionnelle ne saurait être tenue en échec par des attitudes tendant au port ostentatoire de signes religieux, politiques ou philosphiques. Si la liberté de croyance est également protégée par la Constitution, elle ne saurait s’analyser comme la justification inconditionnelle de comportements publics tendant à l’ostentation des croyances, et à la catégorisation des personnes.  

Le port de signes ostentatoires, par la singularisation qu’elle induit, peut nuire à la cohésion du personnel de l’entreprise et aux relations avec les clients. De ce fait, il entrave la libre évolution des personnes dans l’entreprise. Il est donc légitime de permettre à l’employeur de s’y opposer.  

            Contact presse : Jean MARTINEZ 01 56 82 20 51 – 06 86 38 67 52

   

DES FEMINISTES DE LA PREMIERE HEURE ...

 

Nous qui nous réclamons du mouvement féministe et y participons parfois depuis les années soixante dix, nous voyons dans la querelle du voile un symptôme de régression a l'œuvre dans notre société.

    Tout notre combat a contribué à faire reculer la coutume qui opprime le plus faible au profit de la loi qui le libère. Interdits sur la liberté de disposer de son corps , viol , inceste , violences conjugales, excision…faisaient et font partie de la tradition millénaire de domination des hommes sur les femmes. Les lois conquises- sur l'avortement, le viol, la parité…- ont gagné du terrain sur la violence et l'obscurantisme.     Et voilà qu'une nuée de voiles exhibée par  des adolescentes qui font consciemment ou pas le jeu des intégristes, remet en cause les principes fondateurs de la République et en même temps les acquis de notre mouvement.

    Par quel enchaînement de démissions et de lâchetés en sommes nous arrivés là ? Comment peut on en effet confondre soumission volontaire et libre choix, tolérance et absence de tout interdit, respect des cultures et complaisance à la barbarie ?

    Il n'y a pas à tergiverser.


    Le voile est humiliant pour les femmes qu'il assigne à une place de proie et pour les hommes qu'il assimile à des prédateurs.

    Le voile est une trahison pour toutes les musulmanes qui ici et ailleurs se sont battues pour ne plus le porter.


    Le voile est le signe que le patriarcat que l'on croyait bien fatigué, renaît de ses cendres sous sa forme la plus rétrograde et virulente : l'islamisme radical. Celui ci rencontre le soutien complaisant de ceux qui naguère fustigeaient " l'opium du peuple " : une grande partie de l'extrême gauche, des mouvements altermondialistes et même certains "  féministes "…Sans compter bien sûr celui des Eglises, trop heureuses de pouvoir soutenir une offensive anti-laïque.

    Le voile est un test : déjà sont remis en question ici et là, la mixité des classes et celle des heures de piscine, les programmes scolaires, la neutralité du service public hospitalier, judiciaire ou universitaire. Accepter le voile , c'est ouvrir la porte à d'autres demandes et d'autres surenchères. Le voile démontre que les acquis sont toujours fragiles et que le combat et la réflexion féministes, loin d'être dépassés, sont plus que jamais actuels. La lutte exemplaire des " Ni putes, ni soumises " est là pour le rappeler.


    Nous sommes sensibles aux difficultés rencontrées par les jeunes filles  issues de l'immigration. Seule une loi les  protégera de la contrainte du voile : celles qui le refusent et celles qui y voient le seul moyen de se soustraire aux agressions machistes. Seule une loi soutiendra les paroles des musulmans laïcs alliés de la République et dissociera l'Islam de ses dérives les plus archaïques.


Des féministes de la première heure :

- Catherine Deudon , auteure de " Un Mouvement à soi. Images du Mouvement des femmes "(Syllepse)

– Liliane Kandel, coauteure de  " Chroniques du sexisme ordinaire "sous la direction de S. de Beauvoir (Le Seuil )

- Annie Sugier, présidente de la Ligue internationale du droit des femmes-et Anne Zelensky,présidente de la Ligue du droit des femmes, cofondée avec Simone de Beauvoir, auteures de " Histoires du MLF "(Calmann Levy.)


 


 

COMMUNIQUE DE L'ASSOCIATION FEMMES SOLIDAIRES


 
Position relative au port du voile de l¹association Femmes solidaires, premier mouvement féministe à caractère national, fort de 25 000 adhérentes et sympathisantes.

Pour plus d¹informations : Contact : Sabine Salmon , présidente de Femmes solidaires Tél : 01 40 01 90 90 ­ email : femmes.solidaires@wanadoo.fr

 

Au chef de l'Etat, au gouvernement, aux parlementaires, aux citoyennes et citoyens

Non au voile et à son projet de société


Les principes d'égalité, de laïcité et de mixité, sont fondateurs de notre République, c'est pourquoi nous sommes opposées  à leur remise en cause.

Depuis plusieurs années, nous sommes résolument engagées contre les intégrismes. Nous avons mené et soutenu des campagnes avec des femmes qui résistent aux fondamentalismes religieux, en Algérie, en Afghanistan, au Nigéria...

En France, nous considérons que le port du voile, quelque soit la manière dont certains veulent le légitimer, est la négation de la liberté des femmes et la remise en cause de l'égalité. Il est le symbole de violence et de soumission contre lesquels les femmes se battent, dans beaucoup de pays, au risque de leurs vies.

Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, le port du voile n'est pas uniquement un signe identitaire d'adhésion à l'islam, porté par " pudeur " ou par " protection ". C'est un signe de régression et de remise en cause profonde des libertés fondamentales et des droits des femmes que la laïcité et la démocratie ont rendu possibles. Partout où les fondamentalistes sont au pouvoir, ils imposent leur diktat et privent les femmes de toute liberté.

Le droit à la différence n'est pas la différence des droits

Derrière le voile, c'est tout un projet de société obscurantiste et rétrograde qui se dessine. Les premiers phénomènes paraissent isolés, limités à certaines banlieues, et sans " conséquences ": piscines municipales, horaires séparés pour les femmes, non participation aux cours de musique, d'éducation physique, acceptation tacite de la polygamie, mariages forcés, excision, persécution et propagande haineuse contre les femmes non voilées, contre les populations non croyantes, et contre les valeurs démocratiques et universelles. Mais, ce n'est que le début de tout un processus.

Les fanatiques islamistes cherchent avec acharnement à instaurer un contrôle théocratique sur les consciences et les moeurs. Comme tous les autres fondamentalistes, leur hostilité envers la laïcité, base de la démocratie, est une constante. C'est pourquoi nous estimons qu'il est urgent d'agir et de réagir en luttant sans complaisance contre ces dérives, tout en dénonçant les amalgames racistes possibles. Le droit à la différence n'est pas la différence des droits. Contrairement à la société de solidarité que nous construisons, le marquage par le voile favorise l'exclusion, les communautarismes et le racisme.
 

Nous, Femmes solidaires, exigeons le respect dans notre pays et dans tous les pays du monde, du principe de non-discrimination entre les humains.

Nous exigeons le respect du principe légal de séparation des Eglises et de l'Etat, et le respect de la laïcité dans la vie publique.

Au nom du respect de la laïcité et de l'égalité des droits des citoyennes et citoyens, nous demandons une loi interdisant toute tenue religieuse symbolisant l'inégalité des sexes, notamment à l'école.

Nous réclamons la mise en oeuvre d'une politique d'éducation basée sur l'égalité, la mixité et le respect mutuel entre les filles et les garçons.

Nous appelons toutes et tous à être vigilants, et à agir afin de respecter et de faire respecter ces principes.

Paris, le 12 octobre 2003
 

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 PROCHOIX

 

www.prochoix.org

PROCHOIX NUMÉRO 26 À PARAÎTRE EN NOVEMBRE

Exceptionnellement, afin de donner tout l'espace nécessaire à nos discussions sur la laïcité, le prochain numéro de ProChoix paraîtra fin novembre sur la forme d'un numéro double (300 p.). A très vite !

La rédaction

TIRS CROISÉS

Nous vous signalons la parution demain de "TIRS CROISÉS", un livre de Caroline FOUREST et Fiammetta VENNER, le premier à comparer les intégrismes juif, chrétien et musulman sur toutes les questions qui nous intéressent: les femmes, la sexualité, la culture, l'emprise politique et le terrorisme.
ProChoix-Paris

 
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SOS SEXISME

http://www.sos-sexisme.org

  

SOS SEXISME  ne peut que se réjouir de voir enfin le problème du voile islamique (et la honteuse tolérance que les pouvoirs publics lui accordent depuis 14 ans), devenir un sujet de débat majeur pour l'ensemble de la société française.

Notre association, créée en 1988, n'a cessé, depuis 1989, de tirer la sonnette d'alarme (sous forme de réunions, de tracts, de courriers et de lettres ouvertes) sur la signification du hidjab comme signe de "la peste misogyne" et de la "haine et du mépris du féminin".

 Dès 1989 lors de la polémique dite du «voile de Creil », Michèle Dayras, Présidente, a organisé à la Maison des femmes de Paris, une réunion des associations féministes pour dénoncer le danger qui existait pour toutes les femmes si l’on autorisait une seule fille à porter le voile à l’école.

 En octobre 1992, nous avons adressé à qui de droit des propositions législatives qui nous paraissaient urgentes, dans lesquelles figurait "l'interdiction du hidjab dans les lieux publics sur le territoire français".

 Telles étaient aussi les mises en garde prononcées par Françoise d'Eaubonne, alors Secrétaire Générale de l'association, quand elle répondait en 1994 aux rédactrices des Cahiers du Féminisme qui défendaient le port du voile en tant que "différence culturelle".

 Nous n'avons jamais cessé de soutenir les combats de toutes les femmes du Maghreb et d'ailleurs, vivant sous le Code du Statut personnel ou sous la Charia. Un fax datant de janvier 1999 fut envoyé par Michèle Dayras, Présidente, à la Ministre déléguée à l'Education Nationale : "Non au voile à l'école !" qui disait en substance : "Le port du voile à l'école n'est pas neutre. C'est une manifestation religieuse, directement issue du Coran et discriminatoire pour les femmes et les fillettes. Il s'agit d'un pas de plus effectué par l'islam en France, pays pourtant laïque, à travers ce symbole de leur servitude et de leur marginalisation. Comment pouvons-nous accepter un tel affront à nos lois démocratiques et laïques ? Nous connaissons le courage des femmes algériennes qui, chaque jour, même si elles risquent la mort, défient les intégristes en sortant non voilées. C'est au nom de ces milliers de femmes qui résistent à l'ordre patriarcal religieux et qui suivent ce qui se passe en Occident et tout particulièrement en France que nous devons interdire le port du voile à l'école et dans tous les lieux publics, hors les mosquées....."

  Puis il y eut plusieurs pétitions dont : « NON aux femmes voilées en dehors des lieux de culte ! » (2002), une « Lettre ouverte aux Politiques » demandant une Loi (2003), des tracts, des envois  à l’AFP, etc.

 La dernière lettre ouverte de juin 2003 a été adressée aux Maires de Lille, Mons en Baroeul…et d’ailleurs, pour qu’elle/ils reviennent au plus vite sur leurs décisions discriminatoires concernant les horaires aménagés pour les femmes de confessions musulmane ou juive dans leurs piscines communales, car « recréer sur notre territoire, l’apartheid  sexuel tel qu’il existe dans les pays où l’islam fait force de loi, avec son cortège de discriminations à l’égard des femmes, est une régression et une atteinte fondamentale aux droits de TOUTES les femmes ».

 Tolérer de plus en plus de femmes voilées en France, instrumentalisées par les extrémistes à des fins politiques, c’est condamner l’ensemble des femmes de ce pays à une régression sans précédent de leurs droits, si durement acquis depuis la Révolution française (qui nous avait oubliées !) et c’est faire affront à nos ancêtres qui ont parfois payé de leur sang ce long et difficile combat vers l’égalité des sexes.

 Anne Leroy et Michèle Dayras (22/10/2003)

 

Communiqué de presse  11 décembre 2003

 

  IL FAUT INTERDIRE LES SIGNES RELIGIEUX SEXISTES DANS LE PRIVE :

DANS L'ENTREPRISE

 

Nous regrettons que le débat actuel sur le voile ne porte pas sur deux points essentiels : l'interdiction des signes religieux sexistes dans l'entreprise et dans l'école privée.

 

Depuis trente ans les féministes dénoncent, en matière de violence, la distinction du privé et du public : aucune violence physique ou mentale n'est acceptable sous prétexte qu'elle est "privée".

 

Il est indispensable d'interdire tous les signes religieux sexistes dans l'école privée : faire porter de tels signes à une enfant est une maltraitance (comme le soulignent  autant Chandort Djavann, qu'Emmanuel Piet, médecin en PMI), et à ce titre, doit être strictement interdit dans toute école.

 

Quant aux adultes, de plus en plus de femmes et d'hommes, quelle que soit leur origine, parlent de l'angoisse qu'ils ressentent face au voile, parce qu'il est symbole d'oppression des femmes et de régression des rapports entre hommes et femmes. Il n'est pas tolérable d'imposer à ses collègues la marque de sa volonté de propager ce que nous oserons pour notre part nommer pour ce que c'est : le retour au barbare.

 

Nous saluons l'appel de l'association patronale Ethic, présidée par Sophie de Menton, qui demande, au nom du respect du principe d'égalité des sexes dans l'entreprise, que les entreprises puissent interdire le port de signes religieux "ostentatoires" niant ce principe.

 

Selon nous, il est indispensable qu'une loi, s'imposant dans toutes les entreprises, interdise tous les signes religieux sexistes sur le lieu de travail : à défaut d'une règle générale, les entreprises qui interdiraient le voile deviendraient la cible des islamistes, elles seraient accusées d'islamophobie et de facto boycottées.

(La seule exception à la règle serait celle des entreprises qui sont en elles mêmes religieuses : fabriques des monastères, librairies de livres religieux ..)

 

La pétition que nous avons lancée en ce sens recueille les signatures de femmes et d'hommes de toute la France, de toutes professions, et au vu de leurs noms de familles, de toutes origines y compris nord africaines (dont nombre d'étudiants de haut niveau), ainsi que celles d'associations féministes ( dont Voix d'Elles Rebelles, Halte Femmes Battues...) et de femmes politiques, dont deux anciennes ministres ( Corinne Lepage, Yvette Roudy, Hélène Zanier ...).

 

Aujourd'hui, en France, il y a URGENCE : les femmes originaires de pays de la "terre d'islam" se font insulter, humilier, quotidiennement, elles ont PEUR de ne bientôt plus pouvoir sortir dans la rue sans risquer une agression physique, si elles continuent à refuser de se voiler.

La loi doit être de leur côté.

 

                                                                                  Le C.E.R.F.

 

 LAICARDES,  PUISQUE FEMINISTES

 

La question du voile islamique qui réapparaît dans le débat, inquiète depuis longtemps les féministes. 

Les jeunes filles ou femmes le portent au nom d’une liberté, celle d’exercer leur religion. Le port du voile n’est pas qu’un signe d’appartenance à une religion. Il symbolise la place de la femme dans l’islam tel que le lit l’islamisme.  Cette place est dans l’ombre, la relégation, la soumission à l’homme. Que des femmes le revendiquent ne change rien au sens qui l’affecte. Il n’est plus à prouver que les dominé(e)s sont les plus fervents supporters de leur mise sous tutelle. Il n’est plus sûre oppression que l’auto oppression. Mais les jeunes filles qui s’accrochent à leur voile, ne veulent pas pour autant renoncer aux bienfaits d’un état laïc et officiellement égalitaire.

 

Or c’est là que réside le nœud du problème. La France est une nation qui respecte deux principes : la laïcité, qui suppose la séparation du religieux et du politique, et l’égalité des sexes. Ces principes sont l’aboutissement de longues luttes, qui tout au long de notre histoire, ont tenté de donner le pas à la loi humaine sur la loi divine et de faire triompher la raison sur la foi. Le droit français s’est construit au cours des siècles, depuis les lois fondamentales du Royaume et les parlements, sur la conciliation et l’équilibrage entre des libertés contradictoires. La laïcité suppose un espace public neutre, libre de toute croyance religieuse, où évoluent des citoyens soumis au même traitement,  qui partagent des droits, des devoirs communs et un bien commun, qui les placent au delà des différences discriminantes .

Tant que le port du voile restait dans la sphère de l’intime conviction personnelle, il ne contrevenait pas aux principes qui gouvernent la France. Chacun, chacune est libre en effet de croire en son for intérieur en un dieu, de penser que les femmes seraient des êtres inférieurs, qu’il faut voiler pour éviter aux hommes la tentation, qu’on peut marier de force, lapider si elles sont adultères. C’est cela aussi la liberté de penser.  Afficher ce symbole dans l’espace public, régi par les principes de laïcité et d’égalité des sexes, marque une remise en cause de ces principes. On peut encore autoriser un tel affichage au nom de la liberté d’expression. Mais à condition qu’il ne soit pas l’instrument insidieux d’un prosélytisme intégriste, qui range les femmes en deux camps :  soumises ou putes.  Là où commence la violence sociale, morale ou physique contre les femmes qui ne portent pas le voile, doit s’arrêter la liberté de le porter.

 

Comment en sommes nous arrivés à douter de ce qui fait la structure et la fierté de notre démocratie ? L’affaire du voile est un symptôme, parmi d’autres de la grande confusion qui règne sur les esprits et des régressions à l’œuvre. La régression a lieu sous l’effet conjugué d’un individualisme mal compris, et d’un complexe d’ex-colonisateur.

L’individualisme : le refus crispé de toute norme, qui renvoie à la phobie du moule, conduit à rejeter toute limite, au prétexte qu’elle brimerait La «liberté ».Chacun est « libre » dans notre système libéralo-libertaire. Libre tout seul ? Toutes ces libertés additionnées, ça donne quoi ? La grande chienlit ? Ou la prévalence de la liberté de certains sur les autres ? Ainsi, nous avons eu abondamment droit, nous les féministes, aux brames indignés de la gent publicitaire et médiatique sur les atteintes à la « Liberté d’expression », dès que nous prétendions faire entendre notre son de cloche sur les débordements des représentations sexistes. Ces indignations hypocrites  protégent en fait les intérêts de ceux qui remplissent leurs tiroirs caisses avec ces images. Idem pour  la « liberté » supposée de porter le voile : qui sert elle en réalité ? Un voile peut cacher une barbe…

Mais pas touche à mon « droit à la différence » ! Dans notre société post coloniale, travaillée par une culpabilité mal assumée, la phobie d’être accusé de racisme par « refus de l’autre » conduit à la sacralisation irraisonnée de la différence. Nous vivons ainsi sous la coupe d’une bien-pensance héritée des réflexes de « gauche », dont même la droite est victime. Voilà comment, au nom du respect des coutumes, on nous a fait honte quand nous avons décidé de dénoncer l’excision et de porter devant la justice les cas d’excision. De cet état d’esprit apeuré qui se réfugie dans une tolérance tous azimuts, les islamistes jouent à fond, sans état d’âme.

Le drame est, qu’en réalité, cette bien-pensance là est un véritable racisme, qui ne se voit plus, mais qui survit et se réincarne dans l’antiracisme apparent du « droit à la différence ». Le bigotisme islamiste dont l’équivalent chrétien nous indignerait, c’est « bon pour les maghrébin-es »...

 

Il est vrai en un sens que le voile n’est qu’un épiphénomène : il  n’est que la partie émergée de l’iceberg. L’iceberg, c’est la politique de mainmise des « réseaux d’Allah » sur les populations issues de l’immigration, et en particulier sur les jeunes. Grâce à leurs moyens financiers,  ils offrent soutien scolaire, aide aux familles en difficulté, persuadent les élus que les jeunes islamisés seront moins délinquants…

Ne pas abandonner nos jeunes à un endoctrinement aussi mortifère devrait être considéré comme une priorité, un devoir « sacré » de l’Etat. Mais il laisse faire, justifié d’avance par les idées de respect des différences et de libertés absolues…

 

Les obscurantismes ont la vie dure. Mais ne nous laissons pas tirer insidieusement en arrière : les religions doivent être soumises à la LOI, donc au principe de l’égalité  des sexes. Evidemment, nous sommes laïcardes, puisque féministes.

 

En pratique, nous demandons :

a)  - l’interdiction du voile dans les lieux d’enseignement et de vie commune (école, fac, entreprise, administration),

- si les agressions envers les femmes non voilées se perpétuaient : l’interdiction du voile dans la rue,

- d’une façon générale, l’application la plus stricte de la loi de 1905,

b) - la fin de l’enseignement des religions  hors des cours d’histoire et de philosophie,

- un enseignement des principes du droit des libertés publiques et de leurs bornes,

- un enseignement sur les discriminations : sexisme, antisémitisme, racisme, homo-lesbo-phobie.

 

 Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des Femmes, Anne Vigerie, du Cercle d’étude de réformes féministes.